Rencontrez nos managers #7 – Victorien Roze (D2)

Voici le septième et dernier épisode de notre série « Rencontrez nos managers ». Pour rappel, chaque entraîneur principal du club répond aux quatre mêmes questions, pour se présenter mais aussi donner un avant-goût de la saison à venir pour son équipe. Nous consacrons ce dernier article à l’équipe première sénior, qui évolue en D2 cette saison. Victorien Roze en est devenu le manager cet hiver.

Victorien, peux-tu résumer ton parcours au sein du club ?

J’ai commencé le baseball il y a 26 ans, et cela fait maintenant 16 ans que j’ai rejoint les Cometz. Côté expérience, j’ai eu la chance de participer à deux Championnats d’Europe avec les équipes de France jeunes, dont une médaille de bronze. Ensuite, je me suis progressivement éloigné du haut niveau pour me consacrer à mes études, ce qui m’a amené à évoluer dans des clubs proches de chez moi, d’abord à Chaumont, puis à Fenay.

J’ai rejoint Metz en acceptant de participer au projet lancé par Pierre Cézard. À partir de là, on a contribué, avec d’autres, à faire grandir l’équipe et le club pour l’amener au haut niveau où il se trouve aujourd’hui.

David m’avait déjà proposé de prendre le management il y a quelque temps, mais je ne voulais pas être manager-joueur. Je n’aime pas faire les choses à moitié, et pour moi ce rôle demande un vrai investissement. Fin 2025, j’ai pris la décision d’arrêter de jouer. Physiquement, cela devenait plus compliqué, et j’avais aussi envie de relever de nouveaux défis. J’ai lancé mon entreprise, et j’ai accepté de prendre le management de cette équipe.

Pour moi, c’est une suite logique. J’aime beaucoup cette idée portée par Arnold Schwarzenegger et Pierre Cézard : “You have to give something back.” (Il faut donner quelque chose en retour).
Le baseball et ce club m’ont beaucoup apporté. Aujourd’hui, c’est le bon moment pour redonner à mon tour. Le groupe est jeune, en reconstruction, avec du potentiel, et j’ai envie de mettre ma pierre à l’édifice.

Quel est l’état de l’effectif D2 ?

On travaille cette saison avec un groupe D2/D3 d’une quarantaine de joueurs, avec un effectif globalement jeune, puisque la moyenne d’âge tourne autour de 20 ans.
C’est un groupe en construction, avec beaucoup de potentiel, mais aussi une vraie marge de progression.

Une partie de l’effectif a déjà connu la D1 avec Metz, et ce sera clairement notre noyau d’expérience. Ces joueurs ont vécu les exigences du haut niveau, et ils doivent aujourd’hui transmettre cette rigueur au reste du groupe.

On a aussi la chance d’avoir autour du groupe des profils importants pour accompagner cette évolution. Yeixon, ancien manager, est là pour m’accompagner sur le coaching, et Mathéo Launay apporte un vrai cadre sur tout le travail lié au pitching. Leur expérience est précieuse, parce qu’elle permet aux jeunes joueurs qui arrivent de progresser dans de bonnes conditions, avec de bonnes habitudes de travail.

En 2019, pour la première saison du club en D1, Victorien était le douzième meilleur frappeur du championnat. Photo d’archive Glenn Gervot (FFBS)

Je pense que notre principal point fort, c’est justement d’avoir connu, de près ou de loin, la rigueur du niveau D1. On sait ce que demande un niveau d’exigence élevé, que ce soit dans la préparation, dans le comportement ou dans l’investissement quotidien. Le principal axe de progression, pour moi, c’est le mental et la culture de la gagne. On a un groupe qui a des qualités, mais il faut encore apprendre à mieux gérer les moments difficiles, à rester solide, à accepter l’exigence, et à développer ce réflexe collectif qui fait basculer une équipe dans une autre dimension.

Sur quel point vas-tu particulièrement insister auprès de tes joueurs cette saison ?

Je vais insister avant tout sur la rigueur, la concentration et le respect du jeu.

Le respect du jeu, ce n’est pas seulement ce qu’on fait pendant les matchs. C’est aussi la manière dont on s’entraîne, dont on écoute, dont on se comporte, dont on accepte la concurrence et dont on représente le club.

Photo Fréderick Launay

Comme le dit souvent Yeixon : “Trust the process.”
C’est exactement l’état d’esprit qu’on veut installer. On ne gagnera pas ce championnat uniquement avec du talent. On ne le gagnera pas non plus en brûlant les étapes.
On le gagnera si on accepte de travailler dur, d’être exigeants avec nous-mêmes, de rester humbles, et de construire quelque chose de solide sur la durée.

Avant de vouloir gagner le championnat, il faut d’abord devenir une équipe qui mérite de le gagner.

La saison sera réussie si…

La saison sera réussie si on gagne le championnat, clairement. Mais au-delà du résultat, la saison sera aussi réussie si les joueurs ont trouvé leur place dans ce qu’on leur propose, s’ils ont adhéré à notre projet, et surtout s’ils en ont compris le sens. Si à la fin de la saison on a un titre et un groupe qui a grandi, qui s’est structuré, et qui avance dans la même direction, alors on pourra dire qu’on a vraiment réussi notre année.

Photo Jérémy Pruzsina

Le mot du club

Nous sommes fiers de la manière dont notre équipe a répondu cet hiver, après l’échec de la saison passée. Tous les joueurs ont travaillé dur, sous les conseils d’un staff expérimenté et pleinement impliqué. Maintenant, place au jeu !

Photo en Une : Fréderick Launay

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